Les Elfes de Taraya

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 RP Mobydick

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SeigneurContenu de la lettre
Mobydick
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MessageSujet: Re: RP Mobydick   Ven 23 Mai 2008, 17:42

L'histoire commence durant une longue soirée d'hiver, dans une petite ville logée dans une vallée encaissée alors qu’une tempête de neige hurle sa glaciale fureur au dehors. Ceux qui ne dorment pas sont, une pinte à la main, à la taverne du vieux Tom, à bavarder sur la fin du monde et d'autres menues conversations du même acabit...
Comme d'un accord tacite, toutes les conversations se turent : un étranger se tenait dans l'encadrement de la lourde porte en chêne, silencieux, immobile. Derrière lui se dessine un ciel de plomb, l'obscurité semble n'avoir pas tout à fait absorber le monde, et la burle, et les flocons décrivent des arabesques éphémères qui s'échouent en s'amoncelant à l'entrée de la taverne.
Entre vieil homme ! Mon auberge t'est ouverte ! Si tu as de quoi payer ! Ajoute Tom en scrutant de son unique oeil acéré les frocs détrempés et misérables de l'étranger. Mais ferme cette satanée porte, qu'on va tous attraper la mort !
Le vieil inconnu acquiesce, sourit de sa pleine bouche, ou il manque d'ailleurs quelques dents et va s'assoire au comptoir :
Je voudrai une chambre et de quoi me restaurer si cela est possible...commence le vieil homme d’un air affable.
Et comment comptes-tu payer ? Renchérit l'aubergiste d'un air suspicieux
J'ai des histoires, de nombreuses histoires ! Se récria le vieil homme,
Je n'ai que faire de tes histoires, mais soit, je me dois d'accepter les trouvères et autres poètes de grand chemin...Qu'on ne vienne pas médire ensuite dans mon dos ensuite !
...
Le vieil homme, nous l'appellerons ainsi car son nom importe peu, s'installe alors, et le regard perdu dans les flammes bondissantes de l'âtre il commence :
Braves gens, connaissez vous la légende d’Heverlys ? Non, assurément pas. Alors écoutez moi...

Il y a fort longtemps, quand la terre était jeune alors, naquit un homme qui allait changer à jamais la destiné de tous, mais alors que son 15ième anniversaire approchait, oublié de tous, il n'en n'était rien ; car voyez-vous, il n'était que le cadet d'une famille de fermiers qui vivait aux abords d'un village dont le nom s'est perdu dans les limbes de l’Histoire...Ce village, qui n'avait rien de particulier, abritait des gens fort ordinaires qui payaient leurs taxes à un modeste seigneur de province. La vie y était paisible, car si elle n'était pas aisée tous les jours, il n'y avait pas eut de grandes guerres ni de famines depuis de nombreuses générations.
Le seigneur, dont nul ne souvient plus du nom aujourd’hui, était un homme instruit, un lettré un peu imbu de sa personne qui aimait souvent organiser des lectures à ses pauvres villageois sur la place du marché, le dimanche après la foire aux bestiaux... S'il n'était point pourvu de talent, ses sujets n'étaient, eux, point dépourvu de bon sens et ne se seraient pas permis de lui faire remarquer combien ils perdaient leur temps à l'écouter. Et c'est ainsi que, toutes les semaines, parmi la foule d'auditeurs qui affichait un ennuie respectueux se trouvait un jeune homme, un peu chétif peut-être mais pas bête pour un sou...Il venait « Aux Histoires » comme on disait alors accompagné de sa vieille mère et se débrouillait toujours pour être devant tout le monde, avide qu'il était de ces fabuleuses histoires de chevaliers et de dames esseulées.
Ce jour-là, comme à son habitude, tout le monde écoutait l'histoire contait d'une voix tonitruante par le seigneur... à l'évidence, elle n'était ni pire ni mieux que celle de la semaine précédente mais le petit garçon n'en avait cure. Il fermait alors les yeux, et se laissait bercer par le flot de paroles du seigneur et s'imaginait à la place de ces pittoresques héros dont leur seigneur leur faisait le récit, chevauchant à brides abattues, guerroyant sans peur les créatures venues d'autres mondes...

Il était beau paré ainsi dans son armure rutilante...Mais sur son visage juvénile on pouvait lire une grande lassitude, qu’importe, il leur devait, il le fallait. Fourbu de la veille à cause du rude combat qu'il avait mené contre les armées innombrables de l'infâme Seigneur Ambre, il se devait tout de même d'accompagner ses sujets à la bataille, et alors qu'il traversait sa ville, partant rejoindre ses généraux, il se mit à songer... Ses armées, si elles n'étaient pas aussi nombreuses que celles des seigneurs voisins, avaient l'avantage d'être disciplinées et surentraînées... et nul ne faisait l'affront de l'ignorer quand il exprimer son avis au Conseil. Le Conseil, c'était des assemblées où tous les Seigneurs de la province se réunissaient pour discuter de leurs problèmes. C’était le dernier rempart à la sauvagerie de ces hommes car leur ego si démesurés et si prompts à s’enflammer étaient alimentés par d’incessantes querelles de voisinages et servis par d’immense armées et de terribles pouvoirs…Ceci leur donnait la possibilité de rayer toutes vies sur cette partie du monde...Le pouvoir de leurs sortilèges était sans limite et seul lui répondait la peur que ce pouvoir ne leur échappe...Dans ce conseil, sa voix avait la force du tonnerre et tous l'écoutaient car il possédait des pouvoirs que nul ne devait ignorer s'il souhaitait vivre... Les milliers d'hommes qui lui étaient fidèles n'étaient pas tout.

...Émergeant de sa rêverie, il se souvint qu'il devait encore donner des consignes. Il avisa un jeune messager, et lui intima l’ordre d'aller trouver les Chevaliers Dragonniers pour leur qu’ils devaient dès maintenant libérer la fureur de leur noble monture.
Monseigneur Heverlys, dois-je prévenir tout l'essaim ou... ? S'enquit diligemment le messager
Il n'est pas stupide ce petit se dit-il ; Non, seul la dernière génération suffira, ils sont jeunes mais leurs grands nombres compensera aisément leur manque d'expérience... Il était confiant dans son choix, car il fallait être fou pour tenir tête à un bataillon de milliers de Dragons d'émeraude, où chaque spécimen pouvait semer la terreur et la désolation sur une compagnie entière d'hommes...aussi courageux fussent-ils, alors quand ces mêmes étaient chevauchés par ses meilleurs lieutenants, la fine fleur de son école militaire...
Arriver au poste de commandement avancés, on lui fit un rapide compte rendu
Monseigneur, les murailles du seigneur Ambre sont solides mais nous en sommes venus à bout ce matin...
Les pertes ?
Leurs saboteurs avaient miné le terrain et nous avons perdus quelques machines.
Combien ?
Demanda-t-il distraitement
Heu...je...nous n'en sommes pas sûr, quelques centaines mon commandent, guère plus…
Lourde perte mais pas catastrophique...bon, les sorciers ?
S'enquit Heverlys voulant changer de sujet, apparemment la perte de quelques machines avec bouleversé l'homme et le compte rendu pouvait en pâtir.
Le Grand Maître est venu me trouver à l’aube, pour me dire que le bouclier arcanique serait bientôt levé, et qu’ils se préparent à faire assaut de leur magie !
Bien, bien…


Sortant de la tente du commandement, Heverlys se dirigea vers sa monture, une vieille dragonne aux écailles ternies et abîmées à la langue bien pendu...Ils s'aimaient beaucoup et avaient tuer et combattu si souvent depuis leur rencontre que nul mot n'était plus nécessaire entre eux.
Chevaucher un dragon était néanmoins toujours aussi grisant ! Malgré les années...

Se posant devant ses lignes, il tourna le dos à l'ennemi, telle une ultime rebuffade et s'adressa aux siens :
Mes frères ! Le Conseil a pris sa décision ! Le Seigneur Ambre dois passé l'arme à gauche, son temps est révolu...vous n'avez nulle crainte à avoir, votre combat est juste et le sang versé aujourd'hui sur ces plaines scellera à jamais ce décret ! Que ceux qui bafouent l'honneur et la vie des hommes tremblent devant notre courroux ! Que ceux qui insultent la mémoire de nos ancêtres communs connaissent la peur car nous n'aurons nulle pitié ! Aujourd'hui nous allons combattre ! Aujourd'hui, nous allons mourir ! La terre sera rouge de leur sang, les eaux disperseront nos corps brisés ! Aujourd'hui est un jour vaste pour mourir ! Alors souriez, criez aux dieux ! Car jamais plus nous ne serons ignorés !!

Et d'une seule voix, l'armée entière hurla sa joie féroce et juste ! Le cris du guerrier, la fureur du juste ... Une dernière fois, il invoqua la protection divine, une dernière fois il murmura une ultime incantation, si terrible que nul n’ose plus s’en souvenir. Ses doigts dansant, animés d’une volonté propre, près à tuer et soudain son amie de toujours s’envola d’une puissante poussée vers la gloire éternelle…
On dit que les hommes, en face pleurèrent de terreur, que la terre trembla sous l'immense armée qui déferlait sur eux...Vision de mort et de fin tragique, le ciel s'assombrit sous le vol des nuées de dragons qui occultaient jusqu'au soleil même....

...Sang et honneur...

Aïïeuuu !! S'écria le garçon, trop brusquement réveillé
Et bien pousse-toi de la petit ! Tu ne vois donc pas que tu m'empêches de passer ! s'exclama le seigneur.
Il avait fini de conter son histoire et maintenant s'évertuer à passer par dessus le garçon assis par terre, en travers de son passage.
Désolé Mon Seigneur, je...je rêvassais, je ne vous avez pas vu !
Pff, encore un de ses paysans miséreux... Et de quoi rêver-tu mon garçon...encore une de ses sottises sur la grande ville et les voyages je suppose, s'esclaffa le seigneur qui semblait partageait entre la colère qu'un miséreux le fasse trébucher et l’impatience d'en finir et d'aller au banquet organisé par un seigneur voisin.
Non mon bon Seigneur, je pensais à ce que j'allai faire demain... J'espère que j'y arriverai ! Dit le petit garçon d'une façon toute ingénue.
Le seigneur, sentant qu'il avait affaire à un demeuré, se fit plus doux
Je n'en doute pas un seul instant bonhomme ! Comment t'appelles-tu ?
Heverlys Monseigneur ! Heverlys ! !


...

Le temps passa et Heverlys devint une légende, l'évocation même de son nom faisait trembler les empereurs... Les reines toutes puissantes s'écrasaient devant lui quand il daignait les regarder !...Il ne pouvait être vaincu.
Un mécontentement de sa part pouvait amener la chute d'un empire...Les années passèrent et son pouvoir grandissait encore, jusqu'à gouverner toutes choses...

Mais la destiné est cruelle et les siècles sans pitié sur la mémoire des hommes...
L'homme devint une légende et la légende un mythe, et un jour plus personne n’entendit parler de lui…

Et c’est ainsi, qu’une seconde fois, il fut oublié, car ainsi étaient fait les hommes…

FIN
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