Les Elfes de Taraya

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 Défi RP: Lemagicienfou VS Mobydick

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Ârforon
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MessageSujet: Défi RP: Lemagicienfou VS Mobydick   Mar 29 Juil 2008, 15:16

RP de Lemagicienfou [vainqueur] :

LMF arrive devant le jury bien décider a vaincre le seigneur Mobydick dans ce concours particuliers de langage. Il s’avança donc, titubant a chaque pas qu’il faisait à cause de la bière qu’il avait ingurgiter auparavant pour ce détendre mais restait malgré tout nerveux et tendu comme un arc. Il se racla légèrement la gorge et commença sur ces quelque mots son récit :

« L’histoire que je vais vous conter viens de temps anciens, alors même que les chevaliers de Brocéliande étaient encore des elfes blanc dirigeant avec sagesse nos contrées forestières. Ceci est la triste aventure d’un elfe que nous nommerons Diablot, drow de sa forêt.

Diablot apprenait tranquillement les arts du combat auprès de son parrain, le grand seigneur elfique Brutos. Il aimait particulièrement l’art du combat à la dague et la magie. Lors d’un entraînement aux arcanes secrètes elfique, Diablot fut stoppé net par l’arrivée d’un nouvelle elfette au sein de la forêt. Elle se prénommait Neira, c’était une petite elfette aux oreilles fines et gracieuse, sa taille aurait pu faire pâlir de jalousie une guêpe. La démarche gracieuse de Neira fit perdre sa concentration à notre drow, tant et si bien qu’il prit une décharge d’énergie en plein dans le ventre. Son parrain se mit à rire aux éclats et l’aida à se relever.


-Alors Diablot, tu pers ta concentration. Reste avec moi pour ton entraînement. Et va donc la voir pour lui proposer un verre. Après tout cela ne te posera pas de problèmes puisque tu es le tavernier brasseur de notre forêt.

-Merci Maître, je crois que je vais rentrer me reposer. Votre boule de magie pure m’aura quelque peu ébranlé.

-Va donc, et n’oublie pas mon conseil.

-Oui Maître, a demain.

Puis Brutos regarda s’éloigner le jeune farfadet.
Quelque peu intriguer par ce que son maître avait dit, il se lança à la recherche de la cabane de la nouvelle venu. Il la trouva grâce aux indications d’un passant. Une fois devant la porte il frappa. La porte s’ouvrit.


-Oui ? demanda la douce voix de Neira.

-Bonjour, voilà… je me suis dit que … puisque tu étais nouvelle dans le coin … tu voudrais connaître du monde … Et je me proposais de t’inviter à boire un verre… bredouilla maladroitement notre jeune Diablot.

-Oui volontiers, je commençais à m’ennuyer seule dans ma hutte.

-Ha ? Heu tout de suite ? Heu … Bah d’accord alors.

Puis tout deux partir en direction d’un des plus grands bâtiments de la ville elfique, la taverne. Diablot fit entrer Neira, puis haussa la voix et s’adressa à son apprenti.

-Phoenix ! Arrête de roupiller ! Sort nous deux verres propres et prépare nous une bonne table veux-tu ?

-Heu, oui.

-On dirais que tu es connu ici, demanda Neira.

-Et bien, … En fait je suis le patron. C’est ma petite Taverne, et à la cave je fais ma propre bière.

-Impressionnant ! Tavernier et brasseur.

Et c’est ainsi que les jours, puis les mois, et enfin les années passèrent. Diablot et Neira formaient à présent un petit couple que tous connaissaient. Ils progressaient ensemble et se complétaient. En effet Diablot était passer Dragonnier dans la caste des mages elfique, tandis que Neira maniait mieux les armes de corps a corps et était passer chez les éclaireurs.
Mais par une chaude matinée de printemps, les choses changèrent. Neira reçus une missive du grand conseil des elfes blancs. En tant qu’éclaireur de son peuple, elle devait aller dans les terres obscures du peuple gobelins. Pour cela, elle prit avec elle sa cuirasse elfique, ainsi que son arme favorite, la masse d’arme.
Une fois équipée, elle commença sa mission, et partit vers l’ouest. Diablot ne la reverra jamais. Quelques jours après le départ de l’elfette. Un courrier parvint au village, il était destiné aux elfes blancs. Puis vers la fin de la journée, Diablot fut convoqué, il redoutait se qu’on allait lui dire. Il ne voulait pas l’entendre, mais pourtant on le lui dit.


-Diablot, comme tu le sais nous avons reçut aujourd’hui un paquet. Ce paquet provient des terres gobelines. Et il nous transmet le décès de ta compagne. Nous sommes sincèrement désoler.

C’était Redolegna qui avait parler, un des plus sage elfe qui soit, mais aussi un deux plus « objectif ».

-Je… Ce… Enfin … Non ! Sa ne se peux pas… Le ton de Diablot commençait à monter. Je ne … Nous…

Puis il partit sans même prendre le temps de refermer la porte derrière lui. Il rentra chez lui prépara une besace, se mit en habits de mage, prit sa sacoche a composantes, et partit dans la nuit. Il partait avec la rage au ventre et les larmes aux yeux. Il partait non pas pour pèlerinage et deuil mais pour vengeance et massacre. La violence serait sont remède. Les gobelins devraient craindre sa colère. Il comptait tous les massacrer jusqu’aux derniers. Un fois arriver dans les terres obscures, il commença à réciter les incantation de mana que lui avaient enseigner ces professeurs. Son mana ainsi décupler, il se sentait invincible. Il commença a envoyer des boules de flammes, des éclats de glaces, fit s’ouvrir la terre, il explosa des crânes fit fondre des os, rien ne l’arrêtait, il n’était plus lui. Quand soudain, il vit la chose la plus horrible que des yeux eussent pus voir, la tête de son ancienne compagne accrocher sur un pique de bois, les corbeaux et les vautours avaient commencé leur œuvre et elle ne ressemblait plus à la femme qu’elle était. Sa déconcentration chutât, Diablot fut assaillit de toute pars par les guerriers ennemis, et finis par être mortellement blesser. Sous la douleur, sa rage revint, intensifié. Il lâcha alors un torrent de flammes sur tout le village. Rien ne fut épargné. Mais sa colère rendait son mana instable, et il fut aussi touché par sa magie. Ainsi disparut le couple prometteur de la contrée elfique. Les elfes pleurent encore ce couple unis jusque dans la mort. »

LMF avait finis de conter, il se leva, salua et partit.

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Ârforon
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MessageSujet: Re: Défi RP: Lemagicienfou VS Mobydick   Mar 29 Juil 2008, 15:17

RP de Mobydick:

L’innocence Perdue


C’était ainsi, le défi lancé, les belligérants devaient s’affronter lors d’une joute où le verbe avait plus de force que le bras armé…
L’un comme l’autre des adversaires répondaient à de nombreuses appellations et doux sobriquets suivant les heures et les humeurs… Mais de manière générale, Lemagicienfou et Mobydick convenaient en toute occasion, et c’est ainsi que les habitants, petits ou puissants de la paisible forêt avaient pris connaissance des adversaires du jour…
Le temps s’était écoulé, comme depuis longtemps il le fait, et le défi touchait à sa fin ; et tous, dans leur étrange beauté diaphane attendaient… Du moins, ceux qui n’avait pas d’affaire en cours.

Le jeune et truculent elfe Mobydick aurait voulu être un artiste capable de conter les légendes de cette terre si vieille, si vieille, seulement il n’était pas assez instruit de ses sombres et profonds mystères qui sont la matière de tous conte partageait au coin d’un feu…

Le jeune et fougueux elfe Mobydick aurait voulu être un vétéran, pouvant ainsi faire appel à ses tristes et terribles souvenirs pour faire revivre batailles et escarmouches qui font tant briller d’admiration le regard des enfançon, seulement il n’avait qu’un arc, quelques flèches et une épée de bois qui n’impressionner guère que les libellules irisées…

Le jeune et impatient elfe Mobydick aurait voulu être dans le secret des arcanes… Sachant, d’un tour de main et d’une syllabe sibylline enchanter les foules et fendre les montagnes… Car il se doutait que quiconque avait un tel pouvoir avait forcément de grandes choses à raconter aux autres ; et c’est normal, on ne joue pas avec les monts et sommets sans que cela ne se sache…

Mais le jeune et seulement jeune elfe Mobydick n’était rien de cela, il le savait… Alors il réfléchit ; cela pris un certain temps, comme souvent dans ces cas-là…

Enfin, après une longue ellipse temporelle, nous parvenons au moment où il trouva quelque chose d’intéressant (je veux dire, plus intéressant qu’une bière ou un joli papillon… ça, il en avait découvert moult fois mais jamais ça ne l’avait aidé, alors il poursuivait son chemin de réflexion..). Non, là il avait vraiment trouvé :

Le pouvoir ou la gloire n’était nullement nécessaire et suffisant pour raconter une belle histoire… Pour raconter une belle histoire, il fallait juste avoir envie de partager des mots avec d’autres, des jolis mots, des mots d’amour, des mots tout cours, des mots sanglants, des mots tragiques…
Et il se souvint que ceux qui parlaient le mieux d’une chose, c’était ceux qui en savaient le moins…

Alors sans peur et sans reproche il s’élança, tout guilleret dans l’aventure du Verbe…


« Je suis à l’aube de ma vie parmi ce peuple, cette nation, et par ce fait je ne puis prétendre connaître chaque coins et recoins de ce monde de chênes, d’hêtres ou d’autres essences qui, jusqu’à l’existence, me sont inconnus, qui, unissant leurs frondaisons dans un ensemble majestueux… Toutes ces grandes et féeriques créations qui font la fierté de notre peuple, je ne puis vous les conter de la meilleure façon qu’il soit ; car, pour les plus belles et mystérieuses, mes yeux sont encore sourds et mes oreilles effilés aveugles ; et pour toutes les autres choses qui nous bercent quotidiennement, l’habitude a fait disparaître hélas la magie, et ses habitants maintenant semble insensibles à cette beauté, blasés qu’ils sont à force de trop la voir…
Pour que renaissance cette magnificence, j’ai pensais que seule une personne qui l’a perdue, qui a perdu le droit de l’admirer jusqu’à s’en lasser saurait, à notre cœur et notre âme dire combien ceci est précieux et rare en ce monde ensanglanté et terni par les générations passées…
J’ai cherché alors celle ou celui qui serait ma mémoire, celle ou celui dont je serais la voix écrite pour une seconde éternité…
Nuit et jour j’ai cherché, parmi morts et vivants ma quête se prolongea jusqu’à ce qu’enfin je trouve un trésor…
Je vous laisse maintenant l’apprécier. »



Le jeune et silencieux elfe Mobydick se retira dans l’ombre… Une forme éthérée s’avança, flotta au centre de l’hémicycle, jeta un dernier coup d’yeux apeuré là où se tenait Mobydick qui lui sourit gentiment…

« Je… je me présente, je suis un petit garçon, un humain mais….
Vous savez, Mo il est gentil, il est venu me chercher à l’orée de la sombre forêt et il m’a emmené à l’intérieur ! Elle est jolie la forêt ! Moi je l’aime bien ! C’est votre maison ?
Et comment vous faites pour faire pousser si haut les arbres…. Ma maman, elle disait que seuls ce qui aiment profondément le monde pouvaient arriver à les faire pousser ainsi… ça veut dire quoi aimer le monde ? On peut aimer sa maman ou son chien, mais le monde… c’est beaucoup trop grand !.... »


Le petit fantôme semblait si joyeux et si souriant… Comme tous les enfants de toutes les races, curieux, qui piaille sur tout et rien… Rien ne semblait tant ravir Mobydick, ou Mo pour le petit fantôme qui décidemment avec la langue bien pendue pour un spectre…
Mobydick alors s’avança un instant, murmura quelques mots à l’oreille immatérielle de l’enfançon qui se calma…

« … Heu…J’ai une lettre ; je peux vous la lire si vous voulez ; je sais lire maintenant, et même compter ! C’est une lettre de ma maman ! Allez je commence !

Mon petit trésor ; tout d’abord si tu arrives à lire cette lettre, alors je serais très contente et fière de toi ; ça signifiera qu’enfin tu te seras décidé à suivre les leçons du Père Coluys ; c’est un homme sage et bon, écoute-le… Et je ne veux pas entendre qu’il pue du bec ou je ne sais quelles autres âneries ! Tu dois apprendre et connaître toutes ses choses ! Sinon tu vas devoir labourer et bêcher toute ta vie ; je sais que tu vaux mieux que ça…
Je suis aujourd’hui trop fatiguée pour continuer ainsi ; c’est normal, ton pauvre père étant mort il y a si longtemps, j’ai du faire marcher la ferme toute seule, c’est très dure pour une femme comme moi… Surtout que je n’ai pas toujours était une triste femme abandonnée avec son adorable fils aux abords d’un petit village !

Dans ma jeunesse, j’étais une fougueuse jeune fille ; toujours à courir par monts et par vaux ; Nul ne pouvait prétendre ne pas me connaître, j’étais tour à tour mercenaire, dame de la cour quand les robes et les poudres m’attiraient, puis exploratrice chargée par quelque sultans de découvrir de nouvelles terre arables…
Toutes ces choses que nous faisons pendant notre jeunesse nous construire alors que nous faisons et défaisons le monde au gré de notre folie ; cela finit un jour bien sûr, et ensuite on prend une maison, un lopin de terre et on pleure sur nos souvenirs…
Mais s’il y a une chose que je regrette, c’est le Pays des elfes ! Oui il existe, et désolé de t’avoir menti en disant qu’ils n’étaient que pure légende ; c’est le cas mais cela ne les empêchent nullement d’exister et de fouler cette terre ; mais ils ont le pas si léger, si doux que de leur passage, ils ne laissent aucune trace visible pour nous, pauvres humains… Pour les entendre, il faut savoir écouter vivre la forêt… Hélas je n’ai jamais eu l’occasion de parler avec l’un d’entre eux… J’en ai vu pourtant, j’ai vu des elfes ! Tu te rends compte mon petit Hev’ ! Comme quoi, ta maman elle n’est pas si nulle que ça ; chose que je t’entends si souvent cracher quand je te demande de m’aider un peu… Ah mon petit !
Je veux que tu y ailles voir les elfes ; moi je ne pourrais plus t’y emmener car je dois m’en aller ; mais tu es un grand garçon et puis j’ai demandé au Père de veiller sur toi…

Ah oui, j’y pense, fais attention à Carine et Chloé, les deux vieille chèvres, je crois qu’elles sont malades ; il ne faudrait pas qu’elles rendent d’autres chèvres malades, surtout qu’il y en a trois qui allaitent leur petit chevreau…

Au dos de cette lettre, il y a une carte, elle est simple mais surtout promets-moi de ne la montrer à personne ! Tu m’entends ! Personne ne doit la voir… L’existence des elfes doit demeurer un secret, sinon, nul ne pourrait plus s’émerveiller devant la sublime beauté de cette forêt enchanteresse dont les cimes tutoient le ciel, où les racines semblent plonger au cœur du monde… C’est un spectacle qui ne peux pas vraiment se raconter ; les mots ne sont pas assez forts si assez nombreux pour que tu puisse y lire l’impression que j’ai ressenti, la toute première fois et ensuite à chaque nouvelles visites car innombrables furent les occasions qu’il m’est été donné pour que je puisse à nouveau m’asseoir ou marcher à l’orée de ces bois légendaires… Me laisser bercer par le doux chant des oiseaux qui n’ont connu nulle guerre, nulle famine ; un éden vierge de toutes les perversions dont les hommes accablent généralement leur lieu de nidification…
Ainsi est le Pays des elfes mon enfant, et j’espère que tu le découvrira bientôt, car tu es un bon garçon, et je crois que tu sauras apprécier sa beauté…
Depuis toujours il fascine, il enchante et attire de tous horizons marchands de rêves et conteurs de légende à la recherche de la félicité ou d’une inspiration divine qui les portera à l’apogée de leur art, pour avoir leur place au panthéon des héros ayant trouvé Le Royaume Interdit, L’Arbre de Vie... Nombreux sont les noms donnés à ces terres de magie foulée par de nobles et terrifiants êtres…
On dit qu’ils maîtrisaient les arcanes les plus secrets quand l’homme ne contrôlait que depuis peu le feu…
En fait on a tout dit sur ces êtres mais personne n’est hélas jamais revenu pour nous dire, à nous, tristes rêveurs, ce qu’il en ait vraiment ; alors nous avons continuait à imaginer…

Garde ça à l’esprit, sans ton imagination et tes rêves, point de salut ici-bas car le monde est trop cruel et sa marche trop rapide pour attendre ceux qui regardent avec effroi leur ombre…

On a dit aussi que personne ne pénètre dans les Bois de la Sylve s’il n’est sûr de son amour pour celle-ci ; et que c’est sûrement pour cela, que même les plus hardis ne vont pas au-delà du premier arbuste… Ils préfèrent s’asseoir et regarder de loin ce pays branchus, le contemplant de leur séant les troncs éternels, les sous-bois immaculés…
Ils restent ainsi des jours, à la lisière des légendes qu’ensuite, une fois devenu fous, ou pauvres ils propageront pour un bol de soupe ou une bière insipide dans toutes les bouges du monde connu d’Unitopia…
Je ne te souhaite pas ce destin par trop empli de désespoir et de folie ; ni le mien, peuplé de regrets amères… Je te souhaite le plus beau des destins, je souhaite qu’un jour tu puisses dire à tes enfants que tu as parlé aux elfes ; car en ce monde plongé dans le chaos il n’existe nulle chose plus ravissante qui puisse arriver !


Au revoir mon enfant…

Ta maman qui t’aime




… Maman ?... Maman tu es là ?!
Tu avais dis qu’après la lettre je pourrai voir ma maman ! Dis c’est vrai ça Mo ? »


Le petit fantôme regardait anxieusement Mobidyck, l’air d’attendre quelque chose.
Ce dernier s’avançait et caressa le visage vaporeux d’Hev’…

« Je te l’ai promis… alors va la rejoindre ! Regarde elle t’attend… »

Pendant qu’il parlait doucement à l’enfant, il murmure une ancienne prière à même d’apaiser les morts, de leur accorder le repos mérité….
Souriant, l’enfant se retourna vers Mo, l’embrassa et parti en courant vers un lieu connu de lui seul…Et alors qu’il partait, son corps devenait de moins en moins visible pour finalement disparaître avant qu’il ne fût sorti du rond de l’hémicycle.

Le regard posé dans le vide, Mobydick repris la parole :

« J’ai trouvé cet enfant fantomatique à l’orée de notre royaume, errant sans fin en répétant qu’il cherchait sa maman… Je ne sais comment il est mort, je sais cela par contre ;
De son vivant, quand il eut fini de lire la lettre d’adieu de sa défunte de mère, il partit pour un long périple à la recherche de nous autres… Il avait 8 ans quand il quitta son village.
De sa chevauchée je n’ai perçu nul écho mais ce qui vient ensuite m’a suffisamment interpellé pour que je décide de vous en faire part ;
Un beau matin il arriva à destination, il arriva aux porte de notre royaume, mais depuis la jeunesse de feu sa maman, les choses avaient dramatiquement évoluées ; car ce n’était plus l’éden sauvage de la lettre qu’il découvrit, mais une zone de massacre, de corps calcinés et de morts ; D’autre humains moins scrupuleux ayant jugé que les légendes devaient forcément recéler des merveilles qu’ils pourraient piller, des hordes de colons sales et insensibles à la beauté fragile de la sylve avaient commencé à débiter les premiers arbres…
Passé l’étonnement, les êtres légendaires avaient riposté avec force…
Cet épisode s’était déroulé des décennies avant l’arrivée du petit garçon innocent
Mais la Sylve n’était pas guéri, car si les hommes avides de pouvoir ont la mémoire courte, ils ont de nombreuses progénitures prêtes à poursuivre le travail commencé.
Mais la Sylve ne voulait pas pardonner, car si peu d’elfes peuplent encore ces bois, ils ont l’éternité devant eux pour ruminer leur vengeance.
Le petit Hev’, traumatisé par la perte irrémédiable de son plus cher rêve, s'est assis à l’orée de la forêt et il attendit… attendit…

Ensuite, les faits sont plus troubles ;
On sait que le garçon reçut une flèche, mais nul ne sait qui l'a tiré...
Des elfes qui voyaient en ce petit homme la nouvelle génération de pyromane et bûcherons assoiffé de copeaux de bois ?
Ou alors les hommes, prenant ce petit être assis seul dans la brume pour un sylve préparant quelque coup perfide ?... Nul ne le sait aujourd’hui.

On le crut mort et d’une certaine manière il mourut à cet endroit… Il y perdit beaucoup plus que du sang… Son innocence était morte, par erreur.


Je terminerai ainsi : Les années passèrent et l’histoire de ce meurtre tomba dans l’oubli, mais lui, il n’oublia jamais et il grandit, grandit… jusqu’à créer sa propre légende.

Le petit Hev’ est mort, Heverlys l’homme, pris sa place. Il savait, lui, faire trembler les montagnes, lui qui avait le pouvoir sur toutes choses, et qui était vétéran de nombreuses batailles et d'innombrables massacres...

Mais ça c’est une autre histoire…



Il en est ainsi pour chacun d’entre nous, mais son destin ne mérite pas l’oubli…
Souvenez-vous, souvenez-vous de ce petit garçon, de ce petit être qui dors en chacun de nous..
Souvenez-vous en et peut-être alors Hommes au cœur vaillant et Sylves à la peau de porcelaine pourront vivre en paix…


Peut-être… »


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